{"id":677,"date":"2014-05-28T07:20:48","date_gmt":"2014-05-28T06:20:48","guid":{"rendered":"http:\/\/hexagone2016.theatre-hexagone.net\/?page_id=677"},"modified":"2014-05-28T07:20:48","modified_gmt":"2014-05-28T06:20:48","slug":"colloque","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/hexagonarts.eu\/hexagone-2016\/colloque\/","title":{"rendered":"Colloque"},"content":{"rendered":"

Colloque Cr\u00e9ation artistique, num\u00e9rique et formation<\/strong><\/h2>\n

\u00a0Par Marc Le Glatin, mod\u00e9rateur du colloque, Directeur du th\u00e9\u00e2tre de Chelles
\n<\/strong><\/p>\n

Synth\u00e8se des \u00e9changes<\/strong><\/h3>\n

Les bouleversements des rep\u00e8res techniques \u00e9tant sources d\u2019invention de formes artistiques, la relation entre les arts, les techniques et les sciences a toujours induit une r\u00e9flexion chez les artistes et les institutions qui les accompagnent. De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, la perm\u00e9abilit\u00e9 de la science aux productions de l\u2019art s\u2019affirme avec le temps. De nombreux scientifiques savent se nourrir de la po\u00e9sie, des d\u00e9placements de point de vue sur le monde et de l\u2019art du d\u00e9calage.<\/p>\n

Les terrains \u00e0 partager sont d\u2019autant plus vastes que nous sommes, dans les deux cas, en pr\u00e9sence de \u00ab\u00a0m\u00e9tiers aventureux, marqu\u00e9s par la qu\u00eate, l\u2019invention, le doute\u00a0\u00bb (Alain Brunsvick).<\/p>\n

Dans un contexte de diffusion rapide des techniques num\u00e9riques, cette relation entre arts et sciences se pose aujourd\u2019hui avec une vive acuit\u00e9\u00a0:<\/p>\n

    \n
  • Quels sont les nouveaux enjeux\u00a0?<\/li>\n<\/ul>\n
      \n
    • Quelles collaborations envisager entre les \u00e9coles de formation d\u2019artistes et des partenaires scientifiques\u00a0?<\/li>\n<\/ul>\n
        \n
      • Quels contenus donner \u00e0 ces collaborations\u00a0?<\/li>\n<\/ul>\n

        Les enjeux<\/strong><\/span><\/p>\n

        En 15 ans, le num\u00e9rique a envahi tous les champs de l\u2019activit\u00e9 humaine, jusqu\u2019au c\u0153ur de notre intimit\u00e9. Il change nos modes d\u2019expression, transfigure notre regard sur le monde et modifie notre relation \u00e0 l\u2019autre. Ni les artistes, ni les destinataires des \u0153uvres<\/strong> ne peuvent ignorer cette mutation<\/strong>.<\/p>\n

        Les logiciels de recherche fabriqu\u00e9s par les scientifiques d\u00e9voilent des espaces inexplor\u00e9s de cr\u00e9ation. Les enlacements entre son, image et texte, les interactions avec le monde virtuel, la red\u00e9finition de l\u2019espace \u00e0 l\u2019\u00e8re de la 3D, les possibilit\u00e9s de d\u00e9construction du temps et du mouvement, ou les formes d\u00e9structur\u00e9es de la narration ont d\u00e9j\u00e0 infiltr\u00e9 les arts visuels et le spectacle vivant.<\/p>\n

        Pourquoi faudrait-il que les formations sup\u00e9rieures d\u2019artistes int\u00e8grent la mutation en cours\u00a0? L\u2019enseignement de techniques traditionnelles d\u2019expression ne pourrait-il pas \u00eatre naturellement raccord\u00e9 aux techniques nouvelles par de jeunes artistes qui ont baign\u00e9 depuis l\u2019enfance dans l\u2019univers num\u00e9rique\u00a0? Ne leur revient-il pas, dans l\u2019exercice de l\u2019art, de faire eux-m\u00eames appel \u00e0 des scientifiques dont les apports leur semblent utiles\u00a0?<\/p>\n

        \u00a0Une telle approche serait manifestement insuffisante. Organiser la rencontre, d\u00e8s la phase de formation<\/strong>, entre les \u00e9l\u00e8ves des \u00e9coles d\u2019art et le monde scientifique est une condition qui permettra aux futurs artistes d\u2019appr\u00e9hender la multiplicit\u00e9 des nouveaux champs cr\u00e9atifs qui s\u2019offrent \u00e0 eux. Aux techniques num\u00e9riques correspondent des processus d\u2019invention et des \u00e9critures qui rev\u00eatent un caract\u00e8re pluridisciplinaire, collaboratif, interactif, et qui viennent renforcer l\u2019abandon d\u2019une vision essentialiste de l\u2019art. L\u2019artiste est moins que jamais un \u00eatre isol\u00e9 dans le monde immanent de sa cr\u00e9ation. Certes, \u00ab\u00a0la science n\u2019est pas l\u2019art\u00a0\u00bb comme le rappelle Alice Vergara, citant les travaux de Jean-Marc L\u00e9vy-Leblond, mais si leur relation part d\u2019une diff\u00e9renciation \u00ab\u00a0il n\u2019y a pas de rupture entre l\u2019art et la science\u00a0\u00bb.<\/p>\n

        \u00a0N\u00e9anmoins, l\u2019attirance pour la nouveaut\u00e9 ne saurait induire une perte des techniques traditionnelles<\/strong> de la cr\u00e9ation artistique. Pour \u00e9mouvoir, \u00ab\u00a0les artistes vont vers l\u2019intime, parfois jusqu\u2019\u00e0 la r\u00e9gression\u00a0\u00bb (Alain Brunsvick), et \u00ab\u00a0l\u2019\u00e9motion passe aussi tr\u00e8s bien avec des techniques rudimentaires\u00a0\u00bb (S\u00e9bastien Lenglet, adjoint du directeur, charg\u00e9 des enseignements au Conservatoire National Sup\u00e9rieur d\u2019Art Dramatique). Ce dernier indique qu\u2019il n\u2019existe pas de mutation fondamentale dans la formation de l\u2019acteur, dont la pr\u00e9sence charnelle et\/ou vocale reste incontournable.<\/p>\n

        Par ailleurs, une fascination b\u00e9ate pour la modernit\u00e9 technologique ne peut aller jusqu\u2019\u00e0 l\u2019oubli du fait que l\u2019humain est aussi un \u00eatre social et un animal symbolique. Les interrogations suscit\u00e9es par la multiplication de cr\u00e9ations \u00ab\u00a0hors-sol\u00a0\u00bb, sans que soit int\u00e9gr\u00e9e la relation \u00e0 la communaut\u00e9, ainsi que celles soulev\u00e9es par la perte d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e du sens restent l\u00e9gitimes.<\/p>\n

        \u00a0Compte tenu de l\u2019ensemble de ces questionnements, il convient d\u2019analyser les conditions d\u2019une collaboration entre les \u00e9coles de formations artistiques et le monde des sciences et des techniques.<\/p>\n

        Quelles collaborations\u00a0?<\/strong><\/span><\/p>\n

        \u00a0Nombreuses sont les \u00e9coles d\u2019art dont certains enseignants sont d\u00e9j\u00e0 utilisateurs de techniques novatrices. Au-del\u00e0 de ce simple fait, la forme premi\u00e8re de collaboration avec le monde scientifique et technique consiste \u00e0 faire intervenir des scientifiques<\/strong>, en particulier des informaticiens, dans les \u00e9coles de formation artistique, soit sous la forme de s\u00e9minaires ou colloques, soit pour des stages ou des cours r\u00e9guliers. Idem avec des artistes ou collectifs d\u2019artistes sp\u00e9cialis\u00e9s <\/strong>dans l\u2019art num\u00e9rique. C\u2019est ainsi qu\u2019Adrien M (Adrien Mondot, informaticien et jongleur\/plasticien utilisant l\u2019image num\u00e9rique de mani\u00e8re sophistiqu\u00e9e) est venu animer un atelier \u00e0 L\u2019ENSATT. De la m\u00eame fa\u00e7on, des \u00e9coles d\u2019ing\u00e9nieur comme l\u2019INSA-Lyon collaborent avec des artistes, en particulier via l\u2019Atelier Arts Sciences, pour faire \u00e9voluer les visions et les pratiques des \u00e9l\u00e8ves ing\u00e9nieurs. Par exemple, la notion de mur interactif pour danseurs est n\u00e9e dans le cadre d\u2019une U.V crois\u00e9e arts sciences d\u00e9crite par Fabrice Ville, enseignant chercheur \u00e0 l\u2019INSA.<\/p>\n

        \u00a0Une autre formule consiste \u00e0 \u00e9tablir des partenariats avec d\u2019autres \u00e9coles d\u2019art, ou avec des \u00e9coles d\u2019ing\u00e9nieurs<\/strong>. Dans ce dernier cas, les exp\u00e9riences sont souvent g\u00e9o-localis\u00e9es, comme c\u2019est le cas \u00e0 Nancy avec l\u2019ARTEM qui regroupe dans une m\u00eame formation des \u00e9tudiants de 3 \u00e9coles\u00a0: une \u00e9cole d\u2019ing\u00e9nieur, une \u00e9cole de commerce et d\u2019une \u00e9cole d\u2019art, qui vont d\u2019ailleurs cr\u00e9er un campus commun. L\u2019\u00e9change et le dialogue \u00e0 partir de langages \u00e9loign\u00e9s deviennent alors un imp\u00e9ratif fructueux pour tous. Ce type de collaboration peut aller jusqu\u2019\u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019une option soumise \u00e0 validation dipl\u00f4mante. Le partenariat peut aussi se nouer avec des centres de recherche artistique,<\/strong> comme celui \u00e9tabli entre l\u2019ENSATT et \u00ab\u00a0La Panac\u00e9e\u00a0\u00bb de Montpellier, ou avec des centres de recherche scientifique sp\u00e9cialis\u00e9s comme c\u2019est la cas entre le CNSAD et le \u00ab\u00a0Laboratoire Cygale\u00a0\u00bb exp\u00e9rimentant des techniques de pointe en image num\u00e9rique.<\/p>\n

        \u00a0Les liens avec la recherche fondamentale<\/strong> ont aussi leur pertinence. Alain Berthoz, professeur honoraire au Coll\u00e8ge de France et membre de l\u2019Acad\u00e9mie des sciences m\u00e8ne un travail sur \u00ab\u00a0la magie du cerveau\u00a0\u00bb, et plus particuli\u00e8rement sur la perception des sons et des gestes qui influe directement sur l\u2019action d\u2019\u00e9mission de sons et de gestes. Il souhaiterait pouvoir travailler davantage avec des danseurs, acteurs, musiciens ou plasticiens, ce qui devrait pouvoir se faire \u00e0 l\u2019issue de ce colloque. Il est \u00e0 noter que l\u2019Ecole du Fresnoy ou l\u2019Ecole europ\u00e9enne sup\u00e9rieure de l\u2019Image Angoul\u00eame-Poitiers, par exemple, ont d\u00e9j\u00e0 des collaborations avec des unit\u00e9s de recherche fondamentale.<\/p>\n

        \u00a0Enfin, le lien avec le monde productif<\/strong> local (quelque soit la taille des entreprises concern\u00e9es) constitue un vecteur tr\u00e8s dynamisant pour les \u00e9l\u00e8ves d\u2019\u00e9coles d\u2019art, comme c\u2019est le cas \u00e0 partir de l\u2019Ecole d\u2019Art d\u2019Aix-en-Provence, \u00e9cole qui fut pionni\u00e8re sur les relations entre art et science.<\/p>\n

        \u00a0Tous ces types de croisements, de frottements entre personnes venant d\u2019univers diff\u00e9rents sont a priori<\/em> propices au d\u00e9veloppement de l\u2019imaginaire (y compris chez les scientifiques) et aux m\u00e9tamorphoses des formes. Mais comment proc\u00e9der\u00a0?<\/p>\n

        Les contenus\u00a0<\/strong><\/span><\/p>\n

        Tout part d\u2019une reconnaissance mutuelle<\/strong> des artistes et des scientifiques, y compris quand ils ne parlent pas le m\u00eame langage. C\u2019est au c\u0153ur des rapports dialectiques entre artistes et scientifiques que se situe le champ privil\u00e9gi\u00e9 de la bataille de l\u2019imaginaire.<\/p>\n

        Il importe de prendre le temps de confronter les p\u00e9dagogies<\/strong> quand il s\u2019agit d\u2019un lien avec une autre formation ou de confronter les objectifs avec les autres entit\u00e9s collaboratives. Des collaborations g\u00e9o-localis\u00e9es (Grenoble en fournit un exemple probant) permettent de se c\u00f4toyer r\u00e9guli\u00e8rement pour que les id\u00e9es justes viennent.<\/p>\n

        A ce temps de r\u00e9flexion, certains consid\u00e8rent qu\u2019on doit associer les \u00e9tudiants qui sont des natives<\/em> du num\u00e9rique. La relation formateur\/form\u00e9 est ainsi amen\u00e9e \u00e0 \u00e9voluer avec le d\u00e9veloppement de ces projets pluridisciplinaires et collaboratifs.<\/p>\n

        En m\u00eame temps, Jean-Paul Ponthot rappelle qu\u2019une \u00e9cole d\u2019art est toujours \u00ab\u00a0un espace de libert\u00e9\u00a0\u00bb <\/strong>et que le pr\u00e9-formatage des formations crois\u00e9es peut figer l\u2019aventure. Ainsi, l\u2019Ecole d\u2019Aix revendique-t-elle d\u2019embl\u00e9e \u00ab\u00a0une part d\u2019indiscipline\u00a0\u00bb. Elle s\u2019est par ailleurs dot\u00e9e d\u2019une plateforme collaborative permettant d\u2019associer des projets de personnes non inscrites \u00e0 l\u2019\u00e9cole d\u2019art.<\/p>\n

        \u00a0Le travail au projet <\/strong>entre personnes qui ont un d\u00e9sir de collaborers\u2019av\u00e8re particuli\u00e8rement efficace comme celui qui a mis en relation la r\u00e9sidence grenobloise de l\u2019Ecole Nationale Sup\u00e9rieure de Cr\u00e9ation Industrielle, dirig\u00e9e par Roger Pitiot et une \u00e9quipe artistique en r\u00e9sidence \u00e0 l\u2019Atelier Arts Sciences. Ezra, beatboxer<\/em> et Thomas Pachoud, ing\u00e9nieur multim\u00e9dia, ont travaill\u00e9 avec les \u00e9tudiants designer autour du d\u00e9veloppement d\u2019un gant interactif pour un spectacle de beatbox<\/em> augment\u00e9.<\/p>\n

        \u00a0<\/em>Il est aussi rappel\u00e9 qu\u2019il faut maintenir un enseignement g\u00e9n\u00e9raliste<\/strong>, tout en mettant les \u00e9l\u00e8ves en contact avec les possibilit\u00e9s offertes par le 3D, l\u2019hyperm\u00e9dia, le monde virtuel, la robotique ou la m\u00e9catronique. Il appara\u00eet alors que le temps de formation pourrait \u00eatre \u00e9largi.<\/p>\n

        Thierry Pariente recueille un net assentiment quand il insiste sur la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019apprendre \u00e0 g\u00e9rer un projet pluridisciplinaire<\/strong> auquel participent au m\u00eame degr\u00e9 plusieurs cr\u00e9ateurs. Ce processus qui, dans le spectacle vivant, prend le nom d\u2019\u00a0\u00ab\u00a0\u00e9criture-plateau\u00a0\u00bb n\u00e9cessite conseils et simulations.<\/p>\n

        Certains \u00e9voquent la possibilit\u00e9 d\u2019int\u00e9grer dans les formations une r\u00e9flexion concernant la<\/strong> modification de la place du spectateur<\/strong> dans toute une partie des \u0153uvres int\u00e9grant les technologies num\u00e9riques. Le spectateur ou le regardant peuvent m\u00eame \u00eatre amen\u00e9s \u00e0 se trouver isol\u00e9s au centre de l\u2019\u0153uvre (exemple fourni par les \u0153uvres immersives de Balthazar Auxi\u00e8tre, artiste multim\u00e9dia pass\u00e9 par Le Fresnoy).<\/p>\n

        Enfin la question du sens<\/strong> oblige \u00e0 introduire \u00e0 certains moments une r\u00e9flexion conduite par des philosophes ou des chercheurs en sciences sociales. Le d\u00e9veloppement du monde num\u00e9rique n\u00e9cessite plus que jamais que les \u00e9l\u00e8ves aient des notions claires en histoire des arts, des sciences et de la pens\u00e9e. Selon certains des intervenants, il faudrait aussi qu\u2019ils soient pr\u00e9par\u00e9s \u00e0 intervenir aupr\u00e8s des publics qui ont pour principale r\u00e9f\u00e9rence les effets technologiques dont raffole l\u2019industrie du divertissement. La question de la projection de la communaut\u00e9 dans les \u0153uvres d\u2019art \u00e0 fort support technologique se pose d\u2019une mani\u00e8re nouvelle qui peut modifier la perception et la place de l\u2019artiste.<\/p>\n

        ————–<\/strong><\/span><\/p>\n

        \u00a0Il appara\u00eet que les \u00e9coles de formation artistique ont d\u00e9j\u00e0 pris de multiples initiatives auxquelles les institutions nationales doivent \u00eatre attentives pour faire \u00e9voluer leurs propres dispositifs (financements crois\u00e9s, organisation des directions minist\u00e9rielles, place respective du Minist\u00e8re de la Culture et de la Communication et du Minist\u00e8re de l\u2019Enseignement sup\u00e9rieur, \u2026 ). D\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, est-il urgent de pr\u00e9cipiter des refondations institutionnelles quand l\u2019environnement est encore aussi mouvant\u00a0? Nous ne sommes qu\u2019au d\u00e9but d\u2019un processus de mutation qui devrait toucher profond\u00e9ment nos sch\u00e9mas mentaux, avec l\u2019abandon des raisonnements lin\u00e9aires traditionnels pour des constructions en arborescence, ou bien en raison des implications anthropologiques de la r\u00e9volution technique en cours. Pour le moins, ces moments d\u2019\u00e9changes et de confrontations permettent-ils \u00e0 chaque participant, artiste, scientifique, institutionnel, \u00e9tudiant, \u2026 de se mettre \u00e0 penser autrement sa propre activit\u00e9.<\/p>\n

        \u00a0Marc Le Glatin
        \n<\/em><\/p>\n

        Colloque propos\u00e9 par le minist\u00e8re de la Culture et de la Communication et l’Atelier Arts Sciences et l’Hexagone Sc\u00e8ne Nationale Arts Sciences – Meylan<\/strong>
        \nMod\u00e9rateur : Marc Le Glatin
        \navec
        \n– Balthazar Auxietre<\/strong>, artiste multim\u00e9dia, dipl\u00f4m\u00e9 du Fresnoy
        \n\u0086- Alain Berthoz<\/strong>, professeur honoraire de la Chaire de physiologie de la perception et de l\u2019action du Coll\u00e8ge de France
        \n– Alain Brunsvick<\/strong>, chef du d\u00e9partement des publics et de la communication au minist\u00e8re de la Culture et de la Communication
        \n– Antoine Conjard<\/strong>, directeur de l\u2019Hexagone Sc\u00e8ne Nationale Arts Sciences \u2013 Meylan
        \n\u0086- Jehanne Dautrey<\/strong>, professeur d\u2019esth\u00e9tique et th\u00e9orie des arts contemporains \u00e0 l\u2019ENSA de Nancy
        \n– Ezra<\/strong>, artiste beatboxer, directeur artistique de la Cie Organic Orchestra
        \n\u0086- S\u00e9bastien Lenglet<\/strong>, adjoint du directeur charg\u00e9 des enseignements et de la communication au CNSAD
        \n-\u0086 Thomas Pachoud<\/strong>, directeur technique de la Cie Organic Orchestra, programmeur et r\u00e9gisseur vid\u00e9o
        \n\u0086- Thierry Pariente<\/strong>, directeur de l\u2019ENSATT
        \n\u0086- Roger Pitiot<\/strong>, directeur de la r\u00e9sidence ENSCI \u2013 Les Ateliers au CEA Grenoble
        \n\u0086-\u00a0 Jean Paul Ponthot<\/strong>, directeur de l\u2019Ecole d\u2019Art d\u2019Aix-en-Provence
        \n\u0086- Eric Prigent<\/strong>, responsable p\u00e9dagogique cr\u00e9ation num\u00e9rique du Fresnoy
        \n\u0086- Marie-No\u00eblle Semeria<\/strong>, directrice scientifique du CEA Tec
        \n\u0086- Alice Vergara,<\/strong> charg\u00e9e des \u00e9tudes \u00e0 l\u2019EESI Angoul\u00eame & Poitiers
        \n\u0086- Fabrice Ville<\/strong>, enseignant-chercheur \u00e0 l\u2019INSA Lyon
        \n-\u0086 Fabien Zocco<\/strong>, artiste plasticien, dipl\u00f4m\u00e9 de l\u2019EESI Angoul\u00eame & Poitiers<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"

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