{"id":710,"date":"2014-05-28T08:23:50","date_gmt":"2014-05-28T07:23:50","guid":{"rendered":"http:\/\/hexagone2016.theatre-hexagone.net\/?page_id=710"},"modified":"2014-05-28T08:23:50","modified_gmt":"2014-05-28T07:23:50","slug":"la-terza-luce","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/hexagonarts.eu\/hexagone-2016\/la-terza-luce\/","title":{"rendered":"La Terza Luce"},"content":{"rendered":"

La Terza luce<\/em>, un dialogue de vibrations immat\u00e9rielles<\/h2>\n

Par Christiane Dampne, <\/strong>Journaliste culturelle
\nPresse nationale : Mouvement & Stradda
\nAuteure de documentaires de cr\u00e9ation sonore<\/p>\n

Pour le concert La Terza luce<\/em>, Michele Tadini a \u00e9crit sa partition musicale avec un instrument de plus : la lumi\u00e8re\u00a0! Aux manettes d’un impressionnant dispositif de contr\u00f4le, il a su s’entourer de deux collaborateurs hors pair : Angelo Guiga et Fran\u00e7oise Henry. L’ing\u00e9nieux technicien chercheur m\u00e9tamorphose les disques laser en papillons et invente des baguettes vibrantes pour jouer d’impossibles tr\u00e9molos. Munie d’une baguette magique, la sc\u00e9nographe mat\u00e9rialise quant \u00e0 elle l\u2019immat\u00e9rielle lumi\u00e8re\u00a0! \u00c0 ce trio conceptuel, s’ajoute un trio musicien : le percussionniste Thibaut Weber, la bassoniste Sophie Raynaud & la violoncelliste Marie Ythier. Des interpr\u00e8tes de haut vol au service d’une composition musicale exigeante.<\/p>\n

Retour sur la gen\u00e8se d’une recherche innovante portant sur les interactions entre le son et la lumi\u00e8re, et la pr\u00e9paration d\u2019un concert con\u00e7u comme un voyage synesth\u00e9sique.<\/p>\n

\u00c0 quel point musique et lumi\u00e8re peuvent-elles s’\u00e9pouser, se renforcer, s’opposer au sein d’une m\u00eame composition ? La Terza luce<\/em> [La Troisi\u00e8me lumi\u00e8re<\/em>, en italien] concr\u00e9tise un r\u00eave ancien de Michele Tadini\u00a0: celui de mettre en relation, de mani\u00e8re novatrice, une partition de lumi\u00e8re avec une partition de musique. Le compositeur avait d\u00e9j\u00e0 travaill\u00e9 sur le rapport des deux m\u00e9dias lors du projet Chromatophore<\/em> [Biennale Arts-Sciences 2011], mais dans une simple relation de synchronie, \u00e0 l\u2019instar de ses illustres pr\u00e9d\u00e9cesseurs, Scriabine et Sch\u00f6nberg qui proposaient une grille de correspondance entre les notes et les couleurs. Michele Tadini\u00a0 se d\u00e9marque ici d’une d\u00e9marche de synchronisation, qualifi\u00e9e de \u00ab\u00a0pl\u00e9onasme\u00a0\u00bb par Xenakis. Il se d\u00e9marque aussi d’une composition al\u00e9atoire entre le son et la lumi\u00e8re, et d\u2019une composition s\u00e9par\u00e9e. La grande originalit\u00e9 de son projet revient \u00e0 l\u2019inclusion de la partition lumineuse DANS la partition musicale, et au traitement en temps r\u00e9el avec le logiciel MAX MSP permettant d\u2019impulser et de moduler diff\u00e9rentes sources de lumi\u00e8re en fonction des sons des instrumentistes.<\/p>\n

\u21d2<\/span> Une recherche au service de la synesth\u00e9sie<\/strong><\/p>\n

Qu\u2019entend-on par \u00ab\u00a0troisi\u00e8me lumi\u00e8re\u00a0\u00bb ? \u00ab Il s’agit des effets de \u00ab\u00a0battements lumineux\u00a0\u00bb autonomes \u00e0 partir de vibrations lumineuses, tout comme parfois un 3e <\/sup>son \u00e9merge de 2 sons jou\u00e9s ensemble\u00a0\u00bb,<\/em> explique Angelo Guiga. Et Michele Tadini de surench\u00e9rir\u00a0: \u00ab La Terza Luce peut peut-\u00eatre ouvrir l\u2019esprit sur une nouvelle dimension de la perception ou la lumi\u00e8re devient son et ou le son devient lumi\u00e8re. Un nouvel \u00e9tat ou les yeux cr\u00e9ent leur illusions sonores et ou les oreilles vibrent au scintillement de la lumi\u00e8re. Le but de ce projet est de pouvoir v\u00e9rifier ces hypoth\u00e8ses et d\u2019\u00e9largir la recherche sur les interactions possibles entre son et lumi\u00e8re selon plusieurs points de vue : physique, perceptif, cognitif, compositionnel.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n

Pour mener \u00e0 bien cette qu\u00eate d\u2019une troisi\u00e8me lumi\u00e8re, il convenait d’abord de mettre en place les outils\u00a0: rechercher un vocabulaire, une grammaire des synesth\u00e9sies possibles\u00a0: \u00ab\u00a0on pourrait aussi dire un manuel de contrepoint en se demandant comment et jusqu\u2019\u00e0 quel point on peut croiser les principes du contrepoint musical.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n

\u21d2<\/span> <\/strong>Prix A.R.T.S. 2011 et \u00e9tapes de la recherche<\/strong><\/p>\n

Laur\u00e9at du prix A.R.T.S. 2011 (Arts Recherches Technologies Sciences), le tandem Michele Tadini & Angelo Guiga a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019une r\u00e9sidence de recherche au sein de l\u2019Atelier Arts-Sciences en 2012-2013. Une r\u00e9sidence d\u00e9clin\u00e9e en plusieurs p\u00e9riodes. La 1e<\/sup> \u00e9tape est d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la programmation\u00a0et aux exp\u00e9rimentations\u00a0: d\u00e9velopper un logiciel afin de construire un vocabulaire sonore et lumineux commun, une grammaire commune. Associer \u00e0 une touche de clavier non une couleur mais un effet de lumi\u00e8re. \u00c0 partir de ce vocabulaire, Michele Tadini compose des s\u00e9quences et joue de la lumi\u00e8re avec les touches de son clavier comme si c’\u00e9tait une gamme. Ce fut un long travail de composition tout en mettant au point l’outil.<\/p>\n

Il s\u2019en est suivi la mise en place de tests perceptifs lors du salon Exp\u00e9rimenta<\/em> 2012. Le duo con\u00e7oit plusieurs s\u00e9quences musicales et lumineuses – avec des projecteurs \u00e0 LEDs – mettant en jeu diff\u00e9rentes relations possibles de synchronisation et de d\u00e9calage. Le public est invit\u00e9 pendant trois jours \u00e0 rendre compte de sa perception concernant les diff\u00e9rents principes compositionnels appliqu\u00e9s \u00e0 la relation entre le son et la lumi\u00e8re. 556 personnes participent et leurs r\u00e9ponses permettent au compositeur d’\u00e9purer ses propositions trop complexes, donc non perceptibles, et d’allonger certains tableaux pour favoriser une induction hypnotique.<\/p>\n

L’\u00e9tape suivante en 2013 concerne la pr\u00e9paration du concert. Le passage d’une recherche \u00e0 une pr\u00e9sentation publique constitue un enjeu de taille. Comment mettre en sc\u00e8ne et rendre perceptible les d\u00e9couvertes ? Et comment mat\u00e9rialiser la lumi\u00e8re ? R\u00e9ponse : en sc\u00e9narisant le concert en six parties, en s’entourant d’une sc\u00e9nographe avertie, en inventant de nouveaux objets lumineux, en d\u00e9clinant sous toutes les formes le th\u00e8me de la vibration.<\/p>\n

\u21d2<\/span> <\/strong>Un voyage en six mouvements<\/strong><\/p>\n

L\u2019architecture du concert offre une narration en six tableaux\u00a0: Buio (noir) \u2013 Chaos \u2013 Rythme \u2013 Adagio \u2013 Concerto de lumi\u00e8re \u2013 La Terza luce. Et chaque tableau pr\u00e9sente un type de relations sp\u00e9cifiques entre les deux m\u00e9dias\u00a0: Alternances \u2013 superpositions \u2013 synchronisations \u2013 analogies \u2013 polyphonies \u2013 espaces.<\/p>\n

\u00ab\u00a0Au d\u00e9but du concert, les deux \u00e9l\u00e9ments sont s\u00e9par\u00e9s, <\/em>explique Michele. Les instrumentistes jouent dans le noir et sont immobiles d\u00e8s l’apparition de la lumi\u00e8re. Il y a alternance. Lumi\u00e8re et son communiquent s\u00e9par\u00e9ment par le rythme. Cela correspond au Locutus en musique – une alternance de voix. Dans ce pr\u00e9lude, nous pr\u00e9sentons tous les \u00e9l\u00e9ments et nos effets qui seront utilis\u00e9s tout au long du spectacle, comme dans une ouverture en op\u00e9ra.\u00a0Nous mettons l\u2019accent aussi sur l\u2019importance du noir et du silence comme \u00e9l\u00e9ment du langage signifiant.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n

A cette sc\u00e8ne d’exposition\u00a0succ\u00e8de une superposition des \u00e9l\u00e9ments sonores et lumineux. Une superposition cacophonique avec diff\u00e9rentes qualit\u00e9s de tension musicale proche du chaos\u00a0: \u00ab\u00a0C’est une critique implicite de la soci\u00e9t\u00e9 de l’image, <\/em>pr\u00e9cise le compositeur\u00a0: nous sommes satur\u00e9s d’images et submerg\u00e9s par l\u2019exc\u00e8s d\u2019informations. Quand on entre dans un bar, il y a deux t\u00e9l\u00e9visions en m\u00eame temps, de la musique \u00e0 la radio, et les gens parlent, r\u00e9pondent simultan\u00e9ment \u00e0 leur t\u00e9l\u00e9phone, consultent leurs mails. Cette folie est devenue normale\u00a0! J\u2019ai reproduit cette surproduction chaotique qui nous d\u00e9range\u00a0: on a 90 secondes de saturation sonore compl\u00e8te, au seuil de la douleur.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n

Dans le 3e<\/sup> mouvement, tout est synchronis\u00e9, ordonn\u00e9 sur une pulsation constante et commune, et le 4e<\/sup> \u2013 Adagio \u2013 vient \u00e0 point nomm\u00e9 pour apporter une accalmie. La pr\u00e9sence des instrumentistes dans la salle, au milieu des spectateurs et sous les ampoules \u00e0 filament, renverse la perspective avec l’\u00e9lectronique sur sc\u00e8ne. \u00ab\u00a0La proximit\u00e9 permet au public d\u2019entendre les vrais sons des instruments, une exp\u00e9rience que le num\u00e9rique nous fait oublier. C\u2019est beau d’\u00e9couter un violoncelle \u00e0 une faible distance. On redonne ce sentiment analogique de la continuit\u00e9, du plaisir de la perception.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n

Ce moment po\u00e9tique vient laver nos yeux et nos oreilles pour mieux \u00e9couter et voir, avant le 5e<\/sup> mouvement, \u00e0 nouveau tr\u00e8s charg\u00e9 vers un fortissimo g\u00e9n\u00e9ral. C’est l\u00e0 que sont utilis\u00e9s plusieurs principes des tests perceptifs : le clignotement de la lumi\u00e8re, les diff\u00e9rentes fr\u00e9quences du tremolo sonore et de stroboscopie lumineuse, les relations de d\u00e9lai, de canon, le contrepoint entre les instruments.<\/p>\n

Quant \u00e0 la derni\u00e8re sc\u00e8ne – la Troisi\u00e8me lumi\u00e8re-, elle restera grav\u00e9e dans la m\u00e9moire du public pour cette magnifique architecture de lumi\u00e8re mat\u00e9rialis\u00e9e gr\u00e2ce au brouillard. \u00ab\u00a0On se trouve projet\u00e9 dans un espace onirique mouvant. Le d\u00e9fi technique est la course contre le temps car on doit remplir la salle de fum\u00e9e en trois minutes dans le noir. Le public ne voit plus un plateau. Il est DANS l’image puisque cela prend toute la salle.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n

\u21d2<\/span> <\/strong>Mat\u00e9rialisations de la lumi\u00e8re & fil rouge de la vibration<\/strong><\/p>\n

Lors des tests, l\u2019unique source lumineuse utilis\u00e9e fut les projecteurs \u00e0 LEDs. Pour le concert, il \u00e9tait imp\u00e9ratif d\u2019enrichir les propositions. L’apport de la sc\u00e9nographe Fran\u00e7oise Henry fut ind\u00e9niable. Elle a r\u00e9fl\u00e9chi \u00e0 d\u2019autres objets lumineux\u00a0: ampoules \u00e0 filament, lampes \u00e0 d\u00e9charge, projecteur vid\u00e9o, fibres optiques du sol au plafond. Et pour r\u00e9pondre \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de rendre la lumi\u00e8re visible dans l\u2019espace, elle a propos\u00e9 plusieurs mat\u00e9riaux de projection adapt\u00e9s\u00a0: tulles, \u00e9cran de r\u00e9troprojection noir, brouillard, films polarisants qui d\u00e9composent la lumi\u00e8re, des mat\u00e9riaux transparents, opaques et luminescents. Un travail d’orf\u00e8vre pour ciseler la lumi\u00e8re, rendre palpable cette forme immat\u00e9rielle et offrir une sc\u00e9nographie de l\u2019\u00e9coute\u00a0: \u00ab\u00a0En r\u00e9ponse \u00e0 la composition, le travail de la mat\u00e9rialisation de la lumi\u00e8re a pour fonction d\u2019aboutir \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019un espace abstrait propice \u00e0 une forme d\u2019\u00e9coute modifi\u00e9e qui est propos\u00e9e au spectateur\u00a0\u00bb<\/em>, souligne Fran\u00e7oise Henry.<\/p>\n

De son c\u00f4t\u00e9 Angelo Guiga a d\u00e9tourn\u00e9 et recycl\u00e9 des vid\u00e9o-disques laser multicouches de 33 cm. En tournant \u00e0 grande vitesse, ils se d\u00e9mat\u00e9rialisent, deviennent transparents et cr\u00e9ent un effet hallucinatoire.<\/p>\n

La recherche d\u2019analogies sur le th\u00e8me de la vibration constitue le fil rouge pour pr\u00e9parer le concert. Une exploration de diff\u00e9rentes vitesses de vibration sur des supports tous azimuts\u00a0: films polarisants, baguettes, peau de la grosse caisse, filaments des ampoules, fibres optiques et cordes du violoncelle\u2026.<\/p>\n

\u21d2<\/span> <\/strong>Entrelacs des contraires & perspectives d\u2019avenir<\/strong><\/p>\n

Si Michele Tadini\u00a0 s’inscrit dans une filiation de musiciens qui ont essay\u00e9 d’inclure d’autres m\u00e9dias dans leur composition, il s\u2019\u00e9mancipe d\u2019une stricte correspondance son \/ lumi\u00e8re avec ce nouveau projet.L\u2019\u00e9volution technologique a contribu\u00e9 \u00e0 cet affranchissement en mettant \u00e0 sa disposition d’autres outils pour explorer les interactions complexes entre les deux m\u00e9dias.<\/p>\n

La singularit\u00e9\u00a0du concert ? Le mariage entre nouvelles et anciennes technologies, num\u00e9rique et analogique, clavier \u00e9lectronique et instruments acoustiques. Et l\u2019affirmation de l\u2019humain sur la technologie avec des manipulations \u00e0 vue sur le plateau.<\/p>\n

Quel est le prolongement de La Terza luce<\/em>\u00a0? Le logiciel, cr\u00e9\u00e9 et mis au point, repr\u00e9sente un bel outil qui pourra \u00eatre r\u00e9utilis\u00e9 ult\u00e9rieurement dans d’autres recherches et d\u2019autres spectacles. Le duo complice va \u00e9galement collaborer au projet de recherche MELODICA au sein d\u2019une \u00e9quipe pluridisciplinaire. Un projet de trois ann\u00e9es financ\u00e9 par l’Agence nationale pour la recherche (ANR) pour permettre \u00e0 des personnes handicap\u00e9es de devenir interpr\u00e8tes d\u2019une \u0153uvre avec des instruments innovants adapt\u00e9s \u00e0 leur handicap. Une nouvelle histoire va s\u2019\u00e9crire. A suivre\u00a0!…<\/p>\n

Christiane Dampne, journaliste<\/strong><\/p>\n

 <\/p>\n

QUELQUES RESSENTIS DE SPECTATEURS<\/strong><\/span><\/p>\n

\u00ab\u00a0J\u2019ai beaucoup aim\u00e9 le spectacle malgr\u00e9 le fait que je ne sois pas vraiment attir\u00e9e par la musique contemporaine habituellement. <\/em>Je ne suis donc pas une sp\u00e9cialiste du genre, mais j’ai trouv\u00e9 que les artistes ont cr\u00e9\u00e9 une atmosph\u00e8re vraiment unique et parfois assez \u00e9trange. Les points forts : <\/em><\/p>\n

– les musiciens dans le public avec cette communication entre eux qui donnait le sentiment d’\u00eatre au milieu d’une conversation anim\u00e9e sans pouvoir s’exprimer, <\/em><\/p>\n

– les jeux de l’artiste avec les fibres de lumi\u00e8re sur la sc\u00e8ne, tr\u00e8s po\u00e9tique. Un r\u00e9gal pour les yeux et les oreilles, <\/em><\/p>\n

– les effets de lumi\u00e8re vers la fin du spectacle avec la fum\u00e9e, l\u2019illusion \u00e9tonnante d’\u00eatre transport\u00e9e dans une autre salle ou dans un autre monde!\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n

\u00ab\u00a0Il y a plusieurs lectures possibles de cette proposition originale : on peut se laisser porter par ce que l’on voit et entend sans chercher \u00e0 comprendre la logique des interactions. C’est ce que j’ai fait. \u00c0 d’autres moments par contre, j’ai tent\u00e9 aussi de d\u00e9crypter l’interaction son \/ lumi\u00e8re. Ce concert bouscule nos modes de r\u00e9ception.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n

\u00ab\u00a0J\u2019ai \u00e9t\u00e9 vraiment s\u00e9duit par ce spectacle car ce fut un tr\u00e8s beau voyage. Mais je suis tr\u00e8s vieux jeu au niveau de l\u2019harmonie musicale et je n’ai pas \u00e9t\u00e9 sensible aux tensions musicales. Cependant j’ai appr\u00e9ci\u00e9 l’atmosph\u00e8re sombre et myst\u00e9rieuse qui se d\u00e9gage de la composition. J’ai ador\u00e9 les modulations sonores, l’ambiance qui en d\u00e9coulait \u00e9tait tout \u00e0 fait psych\u00e9d\u00e9lique et agr\u00e9able.
\nLe travail sur les lumi\u00e8res m’a tout \u00e0 fait s\u00e9duit, m\u00eame si j\u2019ai trouv\u00e9 la lumi\u00e8re bleue trop intense. L’id\u00e9e du laser est excellente. Pourtant on perd la dimension humaine du spectacle. Finir la pi\u00e8ce sur cet objet technologique m’a un peu d\u00e9rang\u00e9.
\nJe trouve que la composition num\u00e9rique apporte des possibilit\u00e9s \u00e9normissimes pour cr\u00e9er des ambiances. Dans un spectacle comme celui-ci, rajouter de la synth\u00e8se sonore sous forme de nappes d’ambiance et effets sonores pourrait \u00eatre tout \u00e0 fait appropri\u00e9 selon mes gouts, dans la gamme des musiques \u00e9lectroniques diffus\u00e9es dans les soir\u00e9es !\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n

\u00ab\u00a0C’est un concert de musique contemporaine qui d\u00e9gage une certaine aust\u00e9rit\u00e9 et l’on peut rester sur le seuil. Pour ma part, j’y suis rentr\u00e9e lorsque les interpr\u00e8tes sont venus parmi nous. Ils nous ont envelopp\u00e9s de leur musique gr\u00e2ce \u00e0 la proximit\u00e9. L’atmosph\u00e8re \u00e9tait paisible avec des ampoules au-dessus de nos t\u00eates dont la luminosit\u00e9 variait selon les notes de musique. Les visages de mes voisins apparaissaient ou disparaissaient. C’\u00e9tait touchant et tr\u00e8s po\u00e9tique. On aurait dit de petites lucioles diss\u00e9min\u00e9es dans les airs\u00a0!\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n

\u00ab\u00a0J’ai trouv\u00e9 les images produites par le tournoiement des disques laser incroyables, vraiment tr\u00e8s r\u00e9ussies\u00a0! Et j’ai ador\u00e9 la fin spectaculaire avec le brouillard sculptant l’espace. On se serait cru dans une vraie travers\u00e9e du Pacifique\u00a0! Il y a eu plusieurs images fortes : les silhouettes des musiciens jouant avec leurs pieds dans les nuages. Ou simplement toutes nos t\u00eates d\u00e9passant de la nappe brumeuse. Ces nouveaux espaces sans cesse m\u00e9tamorphos\u00e9s ouvrent grande la porte de nos imaginaires\u00a0! L\u2019impression de flotter d\u2019un paysage \u00e0 l\u2019autre. Un voyage insolite en apesanteur\u2026\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n

La Terza Luce – Teaser 2014<\/a> par Atelier-Arts-Sciences<\/a><\/i><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"

La Terza luce, un dialogue de vibrations immat\u00e9rielles Par Christiane Dampne, Journaliste culturelle Presse nationale : Mouvement & Stradda Auteure de documentaires de cr\u00e9ation sonore Pour le concert La Terza luce, Michele Tadini a \u00e9crit sa partition musicale avec un instrument de plus : la lumi\u00e8re\u00a0! Aux manettes d’un impressionnant dispositif de contr\u00f4le, il a […]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/hexagonarts.eu\/hexagone-2016\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/710"}],"collection":[{"href":"https:\/\/hexagonarts.eu\/hexagone-2016\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/hexagonarts.eu\/hexagone-2016\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/hexagonarts.eu\/hexagone-2016\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/hexagonarts.eu\/hexagone-2016\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=710"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/hexagonarts.eu\/hexagone-2016\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/710\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/hexagonarts.eu\/hexagone-2016\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=710"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}